I- l'adolescence tourmentée:
Née d'un père funambule unijambiste, et d'une mère espionne du KGBB en ex-URSS, Marcia Groutch entame sa prime enfance non sans difficulté: à peine âgée 3 ans, son père tombe malencontreusement de la première marche du grand escalier de la demeure familiale, et meurt des suites de ces blessures, 14 secondes plus tard. Désormais seule avec sa mère, me direz-vous? Pis encore! Cette dernière, en mission au Goulag de Gütlinmoskrova, meurt cinq jours plus tard, le 8 novembre 1989, soit 1 jours avant l'éffondrement du bloc soviétique, assassinée par un éminent membre du parti.
Et voila notre petite Marcia dans une situation des plus délicate: A l'âge de 3 ans, elle est placé au foyer de Kirkovana, à l'ouest de l'Oural. Commence alors sa longue descente en enfer, rythmée par une valse incéssante, de famille d'accueil en famille d'accueil. Elle trouve enfin, à l'âge de 12 ans, la stabilité d'un foyer, certes simple, mais ou elle reçoit l'amour tant espérer: le vieux Vadamere Közlove et son singe Georgy, lui offre les plaisirs simples de la vie, un couvert, et lui enseignent même quelques cours de claquette.
Mais le destin tient parfois à un fil, et demeure décidément cruel: nos deux bienfaiteurs nous quitte lors d'une tempête qui s'abat sur la Russie ("-3°, tout le monde par terre", nous rappelle Yerman Pakanovitch, célèbre météorologue Biellorusse).
A nouveau seule, Marcia ne trouve plus la force de se battre, et sombre à petit feu dans les affres de l'alcool. Ô le triste destin d'une fillette désenchanté, qui trouve dans cette bouteille une sournoise amie, dont elle ne perçoit le cynique dessein... Marcia connaîtra alors le parcours classique du drogué : c'est la déchéance progressive, qui incite l'adolescente à repousser sans cesse de nouvelles limites. Citons le livre/témoignage d'Hélène, parut chez Oh ! Edition : « Pour tous les enfants qui un jour décident d'allumer leur premier joint, Pour tous ceux qui consomment déjà et qui ne se sentent pas concernés par un dérapage, Pour les ados, comme les parents, qui s'imaginent que c'est une histoire de volonté et se croient à l'abri, Pour tous ceux qui sont morts et à qui j'ai survécu. Pour tous ceux que j'aime tant et qui m'ont transmis la passion de la vie, Parce qu'il faut savoir qu'un jour on peut tous plonger et puis parfois remonter en s'accrochant à ses rêves. » Hélène.
Au fond du gouffre Marcia entrevoit une main tendue, comme un signe du destin, qui peut l'aider à reprendre goût à la vie. Voila enfin l'occasion de « s'accrocher à ses rêves », comme le dit si bien Hélène ! Cette espoir ? La rencontre de Michou et Régine...






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